L'histoire
des casinos en France débute officiellement en 1806 par la
création de casinos réglementés dans
les stations balnéaires. Ces créations
officielles mirent fin à de longues années de
clandestinité du jeu en France.
Si les jeux de hasard étaient un passe-temps connu depuis des millénaires comme l'attestent les fouilles notamment en Egypte, à Rome et en Chine, ils ont de tout temps étaient sujets à controverses tant les risques d'addictions, de triches et de ruines y sont associés. Subversifs par nature, les jeux et plus spécialement les jeux d'argent sont depuis longtemps interdits ou alors sévèrement réglementés dans tous les pays du monde. En France, les premières alertes du pouvoir contre le jeu datent de 1717. Une ordonnance publiée en décembre dénonçait et avertissait la population du danger des jeux. Cette ordonnance complétée en 1722 pointait du doigt les nombreux établissements de jeu clandestins qui fleurissaient en France à l'époque.
Si les jeux de hasard étaient un passe-temps connu depuis des millénaires comme l'attestent les fouilles notamment en Egypte, à Rome et en Chine, ils ont de tout temps étaient sujets à controverses tant les risques d'addictions, de triches et de ruines y sont associés. Subversifs par nature, les jeux et plus spécialement les jeux d'argent sont depuis longtemps interdits ou alors sévèrement réglementés dans tous les pays du monde. En France, les premières alertes du pouvoir contre le jeu datent de 1717. Une ordonnance publiée en décembre dénonçait et avertissait la population du danger des jeux. Cette ordonnance complétée en 1722 pointait du doigt les nombreux établissements de jeu clandestins qui fleurissaient en France à l'époque.
Une loi de dérogation
Devant la
détresse des familles ruinées, l'Etat
Napoléonien décida de
légiférer. En 1804, l'idée de
créer un établissement officiel soumis
à autorisation fut émise pour limiter les drames
engendrés par les jeux clandestins. L'idée
était de déroger à l'interdiction pour
mieux encadrer. La loi qui s'ensuivit votée en
1806 autorisa la création de lieux de jeux uniquement
à proximité des établissements de
thermalisme. Cette restriction géographique correspondait
à une volonté du code napoléonien de
limiter les tentations à la clientèle riche des
stations thermales. Les villes d'eaux étant à
l'époque assez lugubres, la nouvelle autorisation contenta
pleinement les riches curistes désoeuvrés. Les
casinos créés devinrent rapidement des lieux
d'amusement huppés avec salle de bal, machines à
sous, jeu de dés, roulette et quelques jeux de cartes comme
le black-jack et le poker. En juin 1907, la loi revint à la
charge pour définir les dérogations à
l'interdiction et édicter les critères
d'implantation des casinos. La loi précisait
également les modalités et les
procédures d'exploitation des casinos en France. En mars
1931, sous la pression des autorités, une nouvelle loi
autorisa les stations thermales situées à moins
de 10 km de Paris à ouvrir un casino. Cette loi permit
l'ouverture du casino d'Enghien-les-Bains, le plus important encore
aujourd'hui de France, sous condition que l'établissement ne
propose pas de jeu de boule. Cette condition sera levée en
juillet 1998.
Une ouverture aux villes touristiques
Un décret
datant de 1959 ajouta des obligations aux casinos et notamment celle de
« comporter trois activités distinctes :
spectacle, restauration et jeux, réunies sous une direction
unique sans qu'aucune d'elles puisse être affermée
». Cette loi générale édicta
aussi la réglementation des jeux dans les casinos. En
juillet 1983, une nouvelle loi est votée. Elle interdit les
jeux de hasard et notamment les machines automatiques de jeux de hasard
en France, autrement dit les machines à sous. Sous la
pression des casinotiers, en mai 1987, les machines à sous
sont autorisées en France mais uniquement dans les casinos.
La bouffée d'air de cette autorisation redonnera du baume au
cœur des casinos de France. En 1988, l'amendement Chaban
entérine l'autorisation d'ouverture de casinos en dehors des
stations thermales et balnéaires après accord du
Ministre de l'Intérieur. Désormais, de nouveaux
casinos peuvent voir le jour « dans les villes ou stations
classées touristiques constituant la ville principale d'une
agglomération de plus de 500 000 habitants. » La
France compte aujourd'hui 196 casinos autorisés
détenus à près de 80 % par des groupes.
