Depuis un certain temps, les jeux en ligne ont trouvé leurs terrains de prédilection en Europe et le nombre de joueurs n´a cessé d´augmenter, les opérateurs attirant la clientèle grâce à la publicité. La France se démène au niveau de l´Assemblée nationale pour trouver la législation adéquate tandis que la Suisse essaie de garder sa politique protectionniste, tout en essayant d´obtenir des bénéfices avec les opérateurs offshore. Malte et Gibraltar sont aujourd´hui de grands fournisseurs de licences de jeux en ligne. Ces derniers sont devenus populaires et la Grande-Bretagne a décidé d´y prendre part en créant la « liste blanche ».
Les conditionnalités de la « white list » anglaise
L´« UK Gambling Commission » a promulgué le communiqué gouvernemental qui donne la « white list » des opérateurs de jeux en ligne pouvant procéder à leurs activités sur le territoire britannique. De ce fait, certains opérateurs, en particulier ceux du Kahnawake ont été écartés sans autre forme de procès, tandis que des offshores comme celui d´Antigua-et-Barbuda et de Tasmanie ont été intégrés. Ce ne fut pas une simple discrimination, mais le Royaume-Uni s´est résolu à accepter ce système de jeu tout en essayant de protéger la société de la criminalité. En effet, quatre raisons ont emmené le gouvernement britannique à prendre une telle décision : pour protéger les mineurs des mauvaises tentations des jeux, pour prendre en compte les personnes fragiles contre l´addiction aux jeux, pour contrôler dans les règles les opérateurs afin qu´ils ne profitent pas de la crédulité des joueurs et enfin, pour lutter contre le blanchiment d´argent et toute autre forme de criminalité, car les jeux attirent inévitablement les professionnels de la triche.
Le taux d´imposition et la législation anglaise
Les démêlés de la Grande-Bretagne dans le procès avec Gibraltar sur le taux imposable lui ont fait comprendre que le domaine des jeux en ligne ne concerne pas uniquement la protection de l´entreprise et de la société, car derrière se trouve aussi une ressource financière non négligeable. Aussi, le gouvernement a décidé que le taux serait de 15 %, en l´alignant sur celui de Gibraltar. L´annonce a été faite au grand dam des détracteurs qui l´ont trouvé prohibitif, mais cette décision a fait d´une pierre deux coups. D´abord, elle éloigne les opérateurs mal intentionnés, et ensuite, elle augmente la rentrée d´argent dans les caisses du royaume. Parallèlement, les taxes particulières aux sociétés d´exploitation de jeux en ligne ont été mises en place. En conséquence, dans le cadre de la régulation et de la législation du marché des jeux en ligne, la « White list » a fait le tri des sociétés ayant prouvé leur sérieux et leur fiabilité.
Le marché en ligne britannique
C´est l´« Advertising Standards Authority » ou Asa qui s´occupe des demandes des postulants à la « White list ». Les conditions d´entrée sont assez lourdes et le tri est sévère, mais le domaine des jeux nécessite une attention particulière en raison de la moralité, et les perspectives sont intéressantes pour les opérateurs. L´affaire du site de poker "Absolute Poker", hébergé au Kahnawake, ayant révélé l´existence effective de fraudes au sein des jeux on-line a donné une bonne leçon aux gouvernements désireux de mettre leur pied dans le domaine des jeux sur Internet. L´obtention des accords ne se limite pas à la licence, mais continue par le service après vente qui exige des audits périodiques. Quoi qu´il en soit, une centaine d´acteurs économiques ont trouvé leur bonheur dans la « White list » anglaise qui est devenue une référence de fiabilité en matière de jeux en ligne.
