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Quelle place tiennent les licences de jeu en ligne dans l´économie du Panama ?

L´économie du Panama est la plus puissante d´Amérique centrale, et sa capitale en est le plus important centre financier. Bien que le canal de Panama soit l´atout majeur de ce pays avec des retombées économiques colossales, le Panama obtient également un gros influx d´argent de l´industrie du jeu, avec ses casinos, ses jeux multisports, ses courses de chevaux et ses paris sportifs, ou encore ses salles de machines à sous.

Vers la fin du vingtième siècle, tous les casinos du Panama appartenaient à l´État, ce n´est qu´en 1997 que les institutions de jeu furent privatisées. De nos jours, les casinos, les courses de chevaux et les paris sportifs sont tous légaux au Panama.

Le contrôle de l´industrie du jeu

Le Comité du Contrôle du jeu du Panama, le « Panama Gaming Control Board », fut fondé en 1947. Ce conseil s´occupe des licences de jeu et de la législation régissant le jeu dans ce pays. Par exemple, la loi du Panama exige que les institutions de jeux versent 80 % de leurs profits au gouvernement. Il impose aussi de lourdes taxes sur les jeux qui remplissent alors les caisses de l´État.

Les chiffres de l´industrie du jeu au Panama

Le Panama brasse d´énormes sommes d´argent grâce à l´industrie du jeu. En 2007, les valeurs des paris au Panama étaient similaires à celles des États-Unis, soit 1.9 million de dollars américains. En 2008, le Panama empocha la somme de 20.34 millions de dollars venant de l´industrie du jeu : les casinos, le Bingo électronique et les courses. Si nous étudions la tendance depuis l´année 2005, on observe invariablement une hausse dans les revenus du Panama, liée au jeu.

Le Panama et le jeu en ligne

Malgré les nombreux casinos terrestres au Panama, au nombre de dix-sept en 2009, les casinos en ligne se sont frayés un chemin et y ont planté fermement leur drapeau. C´est en 2002 que la République du Panama a adopté des lois gouvernant les licences de jeu en ligne. La législation permet l´octroi de licences, des « Masters licences » qui sont valables pour une période ne dépassant pas sept ans. Ces licences sont achetées, moyennant le paiement des frais de 40 000 dollars américains. En plus de cela, il faut y ajouter une prime annuelle de 20 000 dollars, payable au Comité du Contrôle du jeu. Ceux qui détiennent des licences de jeu peuvent donner des licences subsidiaires, des « sub-licences ». Ces licences subsidiaires de jeu sont elles aussi sujettes aux frais annuels à payer au Contrôle des jeux.

De surcroît, ceux qui soumettent des applications au Comité du Contrôle du jeu du Panama pour des licences de jeu en ligne doivent payer tous les frais relatifs aux investigations qui s´ensuivront. L´État, en effet, ne prend aucun risque, car les licences ne sont octroyées que si la compagnie qui soumet l´application montre patte blanche et obéit aux normes préétablies. Un précédent dans l´histoire du Panama peut être retracé en 2008. L´association pour les Jeux de Hasard avait alors annoncé sa ferme intention de contester une autorisation du Contrôle du jeu concernant l´ouverture d´un nouveau casino dans l´enceinte de l´hôtel Four Points. Cet hôtel, d´après cette association, ne répondant pas aux normes requises, c´est-à-dire avoir un minimum de 300 chambres, ou encore, l´étiquette « cinq étoiles » comme stipulée dans la législation panaméenne. Un soupir de soulagement cependant pour les compagnies gérant les jeux en ligne vient du fait que la politique de la taxe panaméenne leur permet d´opérer avec une levée des taxes, quand ils acceptent des joueurs étrangers en dehors du Panama.

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